League Europa : Balayés à Kiev, les rennais peuvent dire adieu aux 16ème de finale

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Tomas Koubek
Après leur revers concédé au match aller dans les tout derniers instants, les rennais étaient contraints à l’exploit en terre ukrainienne pour se relancer dans la course aux 16èmes de finale. Plus tôt dans la soirée, Astana emmené par un ancien de la maison, le brésilien Pedro Henrique, s’était imposé face aux tchèques de Jablonec, confortant ainsi son fauteuil de leader. 
 
Pierres angulaires du milieu breton, Jakob Johansson et Clément Grenier étaient restés à Rennes, préservés par Sabri Lamouchi en vue du derby face à Nantes, dimanche prochain. Le technicien rouge et noir a une nouvelle fois remanié son effectif pour aborder la rencontre. Peu utilisés en championnat, les jeunes pousses du centre de formation, Gerzino Nyamsi et Denis Will Poah, sont lancés dans le grand bain. Des choix pas forcément payant d’entrée tant les rennais sont dépassés dans l’engagement physique par des joueurs du Dynamo affamés. Maladroits techniquement à l’image d’un Ben Arfa perdant des ballons dans sa moitié de terrain, les rouge et noir souffrent. En manque de sérénité dans le secteur défensif et particulièrement fébriles sur les coups de pied arrêtés en ce début de saison, Kiev ouvre logiquement le score par l’intermédiaire de son avant-centre (36″). Le terrible Verbic qui a pesé durant toute la rencontre et martyrisé le jeune Nyamsi par ses appels incessants dans la profondeur.
 
Au retour des vestiaires, Rennes est plus conquérant et parvient à développer son jeu. Les hommes de Lamouchi sont à un cheveux d’inscrire ce but égalisateur synonyme de retour dans la partie, mais les ukrainiens ne cèdent pas. Sur un centre millimétré de Bensebaini, Ismaïla Sarr place une reprise à bout portant détournée miraculeusement puis bloquée en deux temps par l’excellent Boyko. Ce raté signe le tournant du match. En effet, un quart d’heure plus tard, le latéral Mykolenko, absent lors du match aller, anéantit tout les efforts bretons en crucifiant Koubek d’une tête puissante sur un nouveau coup de pied arrêté. Le sort s’acharne. Auteur d’une prestation magnifique et d’une copie parfaite, le jeune milieu offensif Mykola Shapalenko, 20 ans, numéro 10 floqué dans le dos, signe le troisième but de la partie à la 72ème minute. Le meneur de jeu aux faux airs de Javier Pastore, efface Nyamsi avec une facilité déconcertante et place une frappe enroulée dans la lucarne, imparable pour le portier tchèque. Percutant depuis son entrée en jeu, Niang est proche de réduire l’écart mais manque son face à face avec le gardien international ukrainien. Il est cependant à l’origine de la réduction du score en servant sur un plateau Jordan Siebatcheu. L’ancien rémois s’offre son premier but sous les couleurs du Stade Rennais. Une maigre consolation tant les rennais nourriront des regrets à l’issu de la rencontre. 
 
Touchés physiquement et mentalement, les joueurs devront désormais se concentrer sur le derby qui se déroulera au Roazhon Park ce dimanche face au FC Nantes. Un choc difficile à appréhender face à un adversaire qui marche sur l’eau depuis trois matchs, dans le sillage d’un Emilliano Sala en très grande forme.
 
Réaction Sabri Lamouchi (propos relayés par Benjamin Idrac)  : 
 
« On était plutôt bien rentrés dans la rencontre, malheureusement on prend un but sur leur premier corner. On s’est créé trop peu d’occasions en première période, ça a été dur de repartir en seconde période et c’est quand je pensais qu’on était tout proches du 1-1 que le second but arrive, sur un coup de pied arrêté encore, avec une faute qu’on aurait pu éviter. A 0-2 c’était compliqué, il y a eu trop d’espaces au milieu. Kiev marque le troisième et plie le match. Gélin était incertain, il ne s’est entraîné que mercredi, je ne voulais pas prendre de risques dans ce secteur. Et au milieu, je pensais qu’avec des garçons frais on pouvait poser des problèmes, ça a été le cas mais l’expérience a joué dans de petits détails.
Je ne regrette pas mes choix, certains par défaut, d’autres par choix. Ce n’est pas ça qui fait qu’aujourd’hui on se retrouve dans cette situation. Je n’ai absolument pas privilégié Nantes. Même si le match aller nous a laissés beaucoup de frustration et déception, aujourd’hui on doit faire mieux, même si ce n’était pas la même équipe qu’à l’aller. André avait joué tous les matches, Johansson n’a pas aligné trois matches de suite depuis un an et Grenier se plaignait de l’adducteur, lui voulait jouer mais je ne voulais pas prendre de risques. J’assume mes choix, ce n’est pas eux qui expliquent notre situation.
La Coupe d’Europe ? On apprend, l’expérience compte, l’enchaînement des matches, le contexte, la confiance font qu’on aborde certains rendez-vous plus gonflés que d’autres. Il nous faudra six points et un miracle pour être qualifiés. »
Ismaïla Sarr

Ismaïla Sarr

 

DYNAMO KIEV 3 – 1 STADE RENNAIS FC (score à la mi-temps : 1-0)

 Ligue Europa – Phase de groupes – Groupe K – 4e journée

Jeudi 8 novembre 2018 à 18h55

Stade olympique de Kiev


Buts : Siebatcheu (89e) pour Rennes. Verbič (13e), Mykolenko (68e), Shaparenko (72e) pour Kiev.

Avertissements : Nyamsi (29e), H. Traoré (32e), Léa Siliki (55e) à Rennes.

Stade Rennais FC : Koubek – H. Traoré (M. Niang, 46e), Da Silva, Nyamsi (Gélin, 74e), Bensebaini – Zeffane, Poha, Léa Siliki, Bourigeaud – Ben Arfa (cap.), I. Sarr (Siebatcheu, 71e).

 Entraîneur : Sabri Lamouchi.

 Dynamo Kiev : Boyko – Kędziora, Burda, Kádár, Mykolenko – Tchê Tchê (Sydorchuk, 83e) – Tsygankov (cap.), Shaparenko (Duelund, 90e+2), Buyalskiy, Sidcley – Verbič (Supriaha, 90e).

 Entraîneur : Aliaksandr Khatskevich.

 
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